AD PERPETUAM REI MEMORIAM

Louis Sébastien Berton

 

Louis Sébastien Berton naquit à Reims, le 6 mars 1746.

« Il était de haute taille — raconte Hippolyte Bazin — de figure rébarbative qui en imposait tout d’abord » [1].

Il fit d’abord une carrière militaire, avant d’entrer chez les minimes.

Nommée principal du Collège Militaire de Brienne-le-Château, jusqu’à sa suppression, en 1790, il eut comme élève le futur Empereur, Napoléon, lequel avoua plus tard: «Il est trop dur».

Ayant prêté le serment constitutionnel, il fut nommé vicaire de l’évêque de Sens, jusqu’à ce que Napoléon fasse appel à lui, en 1800, pour devenir économe du collège de Saint-Cyr, place qu’il n’occupa qu’une année, car l’année suivante, en 1801, l’Empereur le nomma directeur du collège des Beaux-Arts de Compiègne.

M. Berton y resta jusqu’en 1805, année où il fut appelé à devenir le premier proviseur du Lycée Impérial de Reims.

Considéré comme un défroqué par les hauts dignitaires religieux, y compris l’évêque de Meaux, il entra en conflit avec l’Église.

En 1808,  la suite d’une série de scandales, il fut mis à la retraite, pour mauvaise administration, ce qui lui causa un énorme chagrin, chagrin qui entraîna sa mort, à Reims, le 20 juillet 1811, avant même qu’il puisse rendre des comptes.

L’abbé Pierre Legros le remplaça.

Louis Berton fut inhumé au Cimetière du Nord, en fosse commune, canton 17, avant que ses restes mortels, trente-neuf années plus tard, ne soient déposés dans le caveau, de la famille Houzeau-Muiron, où ils reposent.


[1] Hippolyte Bazin. «Une vieille cité de France: Reims». Michaud, Reims, 1900.

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